Affichage des articles dont le libellé est Mairie du 12. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mairie du 12. Afficher tous les articles

dimanche 22 novembre 2020

CR réunion 19/11- Thème 2 - La gestion des espaces communs de la résidence

 

Les Locataires Associés

La résidence Charenton-Erard est, du fait de sa configuration, des circulations nécessaires vers le collège et les équipements publics en pied d’immeuble, un espace hybride. Pourtant elle est juridiquement un espace privé, dont la gestion est à la charge entière de Paris Habitat. Et l’on franchit la limite qui sépare l’espace privé de la résidence à l’espace public rue Erard, rue de Charenton ou rue d’Artagnan. Ces ruptures, complètement invisibles voire incompréhensibles par les habitants, ont des implications très concrètes : ce sont les gardiens qui ramassent les déchets de toute la résidence, à la charge donc des locataires et de Paris Habitat, y compris dans le passage qui mène au collège. Aucune poubelle n’est prévue, car elle serait également vidée par PH… alors qu’elles seraient utilisées à des fins publiques. Les dalles sont régulièrement cassées par le passage d’un véhicule vers le collège, or la réparation est la charge de PH. 

Notre demande : profiter de la requalification pour repenser la gestion de la résidence, vers un partage opérationnel avec la mairie du 12e et Ville de Paris.

Paris-Habitat

Le sujet a fait l’objet d’un relatif consensus, au moins sur la nécessité de l’étudier. Olivia le Déaut n’a jamais eu l’occasion de pratiquer une délégation de gestion à une municipalité mais elle n’en écarte pas l’éventualité.

Mairie

Madame la Maire propose d’organiser une visite de la résidence en début d’année prochaine à laquelle participeraient, entre autres, la mairie et les services de voirie. Il est en effet nécessaire de faire une visite de terrain pour coordonner au mieux les choses pour ne pas être dans une logique de limite de territoire mais d’échange.

CR réunion 19/11- Thème 1 - Le traitement des troubles du voisinage

Le commissaire a d’abord fait un bilan des éléments qu’il a sur le sujet.

Il est arrivé seulement en début d’année au commissariat du 12ème arrondissement.

Les policiers font des patrouilles à vélo ou en voiture et interviennent dans différents lieux du quartier (10 rue Erard, 30 rue Erard, 163 rue de Charenton,dans le parking Interparking, dalle Rozanoff…). Ils ont fait beaucoup d’interventions et de verbalisations en novembre. Ces interventions sont essentiellement pour des problèmes de nuisance (consommation de stupéfiants, rassemblements, bruit…) mais rarement pour des agressions.

Le groupe Erard-Charenton est un ensemble difficile à sécuriser. La configuration des lieux ne facilite pas les choses. Ils doivent laisser leur véhicule en dehors de la résidence et y aller à pied. Ils y vont peu d’eux-mêmes et interviennent donc le plus souvent en réponse à une demande d’intervention.

L’objectif de l’intervention est d’abord de faire cesser l’infraction, elle ne donne pas systématiquement lieu à des verbalisations, même si celles-ci sont nécessaires pour assurer l’autorité de la police. Souvent, les faits constatés sont difficiles à caractériser en infractions.

La police expérimente l’utilisation du délit d’agression sonore, qui fonctionne sur la base de 3 « avertissements » avant d’être déféré devant le juge.

Le commissaire annonce davantage de présence policière en dehors des interventions pour constater une infraction ou un délit.

La responsable du secteur 11e-12e de la DPSP

Les agents de la DPSP sont très mobilisés sur le quartier. Ils y vont au moins une fois par jour. De plus, la base des médiateurs est située dans le groupe Erard-Charenton.

Ils interviennent très ponctuellement sur des faits avec violence mais plus pour des incivilités.

Les médiateurs interviennent dans l’espace public, en particulier dans le square Saint Eloi. La DPSP a conscience qu’il s’agit d’une zone délicate dans laquelle il y a beaucoup d’incivilités, d’où le choix d’implanter dans la rue Erard le totem où est organisée tous les soirs du lundi au vendredi de 18h30 à 19h une rencontre entre les agents de la DPSP et les habitant·e·s.

La DPSP travaille régulièrement avec le collège, avec notamment la mise en œuvre des mesures de responsabilisation. Les collégiens qui subissent cette sanction éducative sont pris en charge par des inspecteurs de sécurité pendant 3 mercredis après-midi et ils effectuent notamment une maraude avec les médiateurs et un entraînement sportif. Le bilan de cette mesure est positif : amélioration du comportement dans la très grande majorité des 20 collégiens de Guy Flavien pris en charge, et au, pire stabilisation de la situation.

La DPSP travaille également en partenariat avec le commissariat.

Les Locataires Associés

Demande de plus de coopération et de cohérence des actions menées sur le terrain par les acteurs institutionnels et sociaux, dans le cadre d’un partenariat renforcé.

Les locataires ont l’impression que les interventions répétées du GPIS ou de la police sont davantage une immense partie de cache-cache qui n’aboutit pas au résultat souhaité par les plaignants, à savoir faire cesser les nuisances.

D’où notre demande de penser le problème en termes de prévention et de concertation avec le voisinage, pour que tout le monde puisse trouver sa place dans cet espace complexe.

 Le Claje, Feu Vert Jeunesse

Constat partagé d’une accentuation des tensions en septembre, rappel des incidents. Le contexte très particulier ne doit pas être minimisé : il est très compliqué en ce moment d’accueillir la jeunesse qui est en recherche de lieux pour échanger et il n’y a pas beaucoup de solutions tant que le confinement sera maintenu.  A force d’entre-soi, les jeunes ont perdu les codes pour communiquer avec des adultes et une partie des incidents est dû à ces décalages. Dans ce contexte tendu, des exclusions temporaires ont été décidées par le Claje.

Des événements importants pour tisser des liens et soigner le vivre-ensemble n’ont pas eu lieu au printemps : fêtes de quartier, On se la coule Douze, etc. Souvent les jeunes participent à l’organisation, ce qui leur permet de payer leur séjour de vacances. Toute la dynamique de rencontre intergénérationnelle enclenchée au café Maya, autour d’atelier DIY par exemple, a été stoppée net par le confinement.

Ce sont six mois de travail perdus avec les jeunes, en termes de continuité pédagogique.

Feu Vert Jeunesse confirme qu’ils sont en contact avec ces jeunes dans les différents lieux cités et rappelle que certains jeunes sont très endettés du fait de nombreuses contraventions et qu’ils remboursent lorsqu’ils entrent dans la vie active.

Pistes d’action proposées par le Claje : impliquer les jeunes et les familles dans des actions de quartier ; travailler en collaboration avec le collège.

Paris Habitat

La gestion de ce secteur est compliquée pour Paris Habitat.

Rappel des difficultés inhérentes à cette résidence (résidence privée mais espace partagé du fait des nombreuses activités en pied d’immeubles) et perspective de la requalification des espaces extérieurs. La démarche de concertation, à laquelle ont participé des habitants, a abouti au choix du 2e scénario d’aménagement, le plus ambitieux.

La requalification a pris du retard, les travaux commenceront normalement fin 2021.

Paris Habitat rappelle néanmoins qu’il y a des locataires qui sont heureux de vivre dans cette résidence (le taux de satisfaction est en légère augmentation sur Erard-Charenton) et que de nombreux travaux ont été réalisés sur la résidence. Outre la rénovation dans le cadre du plan climat, il y a eu le remplacement des interphones, des éclairages dans les parties communes et des ascenseurs.

Paris Habitat précise que le GPIS est sollicité sur appel des locataires.

La Mairie du 12

Partage les enjeux de prévention.

Accompagnement proposé pour inventer de nouvelles manières d’aménager l’espace et de vivre ensemble

Compte-rendu de la réunion du 19 novembre (Mairie, commissariat, Paris Habitat et associations)

 

Nous avions interpelé les pouvoirs publics et les associations de terrain le 8 octobre dernier pour les alerter sur la dégradation du climat au sein de la résidence, en lien avec des nuisances répétées causées par un groupe de jeunes du quartier.

La nouvelle équipe municipale a organisé une réunion le 19 novembre pour permettre un échange entre les différents acteurs qui interviennent dans la résidence et ses abords. Le nombre et la qualité des participant·e·s montrent que le sujet est pris au sérieux.

En effet, étaient présent·e·s :

-          Pour la mairie du 12e : Madame la Maire, son directeur de cabinet, l’adjoint chargé de la prévention, de la sécurité, de la tranquillité publique et du quartier Jardin de Reuilly, l’adjointe chargée du logement, de la lutte contre les inégalités et contre l'exclusion et un collaborateur.

-          Pour la Ville de Paris : La responsable du secteur 11e-12e arrondissement pour la Direction Prévention Sécurité Protection (DPSP)

-          Pour l’Etat (ministère de l’Intérieur) : Le commissaire et un commissaire stagiaire

-          Pour Paris Habitat : la cheffe de la Direction territoriale Est, la cheffe des projets territoriaux, le chef de service Habitat, le chargé de projet Patrimoine, le chef de l’agence Nation, la gérante de la résidence Charenton-Erard.

-          Les associations qui interviennent auprès des jeunes : le Claje, Feu Vert Jeunesse, Relais 59.

-          Les associations de locataires de la résidence : Les locataires Associés ; GPTEC12 a décliné l’invitation.

L’échange a duré 2 heures et l’espace d’une affiche ne peut suffire à en rendre compte. Voici les trois principaux thèmes abordés :

-          Le traitement des troubles du voisinage : une prise en charge plus précoce à développer, une coopération des acteurs institutionnels et sociaux à renforcer.

-          La gestion des espaces communs de la résidence : une répartition des charges et des responsabilités à repenser, un chantier à ouvrir à l’occasion de la requalification.

-          L’état des canalisations et de la plomberie : des dégâts des eaux à répétition en partie liés à la vétusté des installations, une sinistralité importante reconnue, des travaux à envisager.

Cliquez sur le thème qui vous intéresse pour lire le compte-rendu détaillé

C

Comment adhérer en 2025 ?

La cotisation annuelle est de 33 € (30 € pour le SLC-CSF, dont vous devenez adhérent-e par la même occasion et 3 € pour les Locataires Assoc...